Patrimoine

L'église de Montalba

L'église de Montalba est étonnement située à distance du village. La découverte de vestiges préhistoriques et historiques permet d'imaginer que des populations se soient installées sur cet emplacement, peut-être autour d'un bâtiment précedent l'égise actuelle. L'église Notre Dame de l'Assomption date probablement du XIII ème siècle mais est peut-être un peu antérieure. Elle possède un chevet polygonal intéressant ainsi qu'un retable de Saint Sabastien et une chaire fin XVIIeme.

A l'arrière de l'église, sur une pierre d'angle on trouve une peirre gravée qui reste difficilement déchiffrable. Seule une date, 1734, émerge ...

Les Balendras

Une particularité architecturale (quasi perdue) de Montalba : les balendras. Ces voûtes, supportant une petite terrasse et sur lesquelles s’épaule un escalier, donnaient accès à la pièce basse de la maison, la chèvrerie. Il en subsiste 3 complètes et quelques bribes vestigiales (arches sans l’escalier). Ce terme est réapparu quand on se décida à nommer les rues, sur demande insistante de La Poste, il y a une vingtaine d’années. Ayant épuisé les noms des vents et des sommets voisins pour illustrer la voirie villageoise, on imagina d'identifier cette rue par sa caractéristique constructive, les arcades : les « balendras ».

C’est ainsi que les appelaient les anciens. Le mot fut à grand peine exhumé des mémoires. Si le gros oeuvre est monté en matériaux locaux non travaillés (ici, le granit tout-venant), les voûtes sont bâties en éléments plus légers, le tuf. Il est choisi pour sa légèreté et sa facilité de mise en oeuvre. Il est employé exclusivement pour la construction des voûtes, selon une technique locale. Le tuf est une roche à structure vacuolaire. On ne le trouve pas sur place. Il vient (au plus près) de Caramany. Ici, nous disent les géologues, il s’agit du tuf calcaire, roche sédimentaire (continentale et non marine) aux nombreuses cavités. Il est de qualité très variable, selon les gisements et son mode de formation.. Ailleurs, en belle apparence, on l’appelle « Travertin ».

C’est la « Lapis tiburtinus » ou Pierre de Tivoli. Roche tendre à l’extraction, facile à travailler, et devenant dure au contact de l’air. Ce fut le matériau d’élection pour les grands bâtiments romains, antiques ou renaissants. La partie supérieure du clocher de Caramany est bâtie en tuf, pour alléger notablement l’édifice. L'origine du mot : Quelques pistes étymologiques : Ce terme d’architecture vernaculaire, arche enveloppante, viendrait de « Balandras » ou « Balandran » : « Long manteau de voyage destiné à se protéger de la pluie ».

• Dans cette acception, on le trouve chez La Fontaine, dans une de ses plus belles Fables. Avec la saveur originelle du texte :

Phébus et Borée. Livre VI, Fable 3. Premier recueil. 1668.

Borée et le Soleil virent un Voyageur
Qui ſ’étoit muni par bonheur
Contre le mauvais temps. (On entroit dans l’Automne,
Quand la précaution aux Voyageurs eſt bonne :
Il pleut ; le Soleil luit ; & l’écharpe d’Iris
Rend ceux qui ſortent avertis
Qu’en ces mois le manteau leur eſt fort neceſſaire.
Les Latins les nommoient douteux pour cette affaire.
Noſtre homme ſ’eſtoit donc à la pluye attendu.
Bon manteau bien doublé ; bonne étoffe bien forte.
Celuy-cy, dit le Vent, prétend avoir pourvû
À tous les accidens ; mais il n’a pas préveu
Que je ſçauray ſouffler de ſorte,
Qu’il n’eſt bouton qui tienne : il faudra, ſi je veux,
Que le manteau ſ’en aille au Diable.
L’ébatement pourroit nous en eſtre agreable :
Vous plaiſt-il de l’avoir ? Et bien gageons nous deux
(Dit Phœbus) ſans tant de paroles,
À qui pluſtoſt aura dégarny les épaules
Du Cavalier que nous voyons.

Commencez : Je vous laiſſe obſcurcir mes rayons.
Il n’en falut pas plus. Notre ſouffleur à gage
Se gorge de vapeurs, s’enfle comme un ballon ;
Foit un vacarme de demon ;
Siffle, ſouffle, tempeſte, & briſe en ſon paſſage
Maint toit qui n’en peut mais, fait perir maint bateau ;
Le tout au ſujet du manteau.
Le Cavalier eut ſoin d’empêcher que l’orage
Ne ſe pût engouffrer dedans.
Cela le preſerva : le vent perdit ſon temps :
Plus il ſe tourmentoit, plus l’autre tenoit ferme :
Il eut beau faire agir le colet & les plis.
Si toſt qu’il fut au bout du terme
Qu’à la gageure on avoit mis ;
Le Soleil diſſipe la nuë :
Recrée, & puis penetre enfin le Cavalier ;
Sous ſon balandras fait qu’il ſuë ;
Le contraint de s’en dépoüiller.
Encor n’uſa-t-il pas de toute ſa puiſſance.
Plus fait douceur que violence.


• Dans d'autres lieux, balandre est le « vaisseau servant au transport des chevaux »...

• Plus généralement, c’est un terme de marine qui désigne divers types de petites embarcations, à un seul mât, selon les traditions constructives locales.

• La Balandra est encore une sauce catalane trop peu connue, de la zone du delta de l’Ebre. Retour au port, les pêcheurs en accommodaient, pour leur consommation personnelle, les poissons invendus. Il en existe de nombreuses variantes. Pain, vinaigre, picada (pâte pilée au mortier) à l’ail et aux amandes, et « pimenton », qui lui donne sa typique couleur orange. Huile d’olive, bien sûr. On y revient, dans les bons restaurants régionalistes. Manuel Vázquez Montalbán, (2002), La cocina de los Mediterraneos: Viaje por las cazuelas de Cataluña, Valencia y Baleares, Edicions B.

• Depuis 2011, c’est une revue littéraire argentine.

Donc, au choix : voûte vernaculaire, manteau de voyage, élégant petit navire, sauce catalane marine, revue littéraire...

Source : association Chevaux & Chemins

Le moulin de la Crabayrisse

Le crabayrisse est un affluent de la Têt qui traverse la commune d'est en ouest. Plus loin, en arrivant sur la commune de Belesta puis de Ille-sur-Têt, elle change de nom pour s'appeler la Riberette. Au lieu dit "Coudoumines del mouli", se trouvent les ruines d'un ancien moulin, sur un terrain privé. Sa conduite forcée est remarquable : elle est faite d'anciennes meules de granit.

La frontière

L'ancienne ligne frontalière, jusqu'au traité des Pyrénées de 1659, est encore jalonnée de repères maçonnés. Plusieurs sont encore visibles : Puig Pedrous, La Bernouse, Pilou d'en Gil, et celle de Belesta ... de la Frontera.

Les bornes frontières d'ici ...

  • La borne-frontière du Puig Pedrous
  • Borne-frontière du au lieu-dit "La Bernouse" (Commune de Ille-sur-Têt). Elle est située entre celles, désormais bien référencées, du Puig Pedrous et du Pilou d'en Gil.

et celle d'ailleurs ...

  • Sur la commune de Montner, à la Roque d'en Talou (42.75294 N - 2.66804 E), un rocher, perdu au milieu de beaux vignobles, matérialise la limite ancienne des pays.
  • D'un côté, au sud, la croix pattée aragonaise, bien gravée; de l'autre, les armoiries sculptées (peu lisibles) de la maison des Montesquieu, seigneurs de Latour de Triniac (Latour-de-France, aujourd'hui), à l'héraldique hésitante.

La catalogne

L'origine du mot "Catalogne" est controversée.

Le toponyme "Catalania" apparaît dans les textes au début du XIIe siècle. Parmi les hypothèses les plus plausibles, deux restent en lice, pour l'instant, en finale :

  • Le Pays des Goths, "Gothalonia".
    Les Wisigoths occupent ces régions au Ve siècle et une population wisigothique y fait souche durablement.
  • Le pays des Castlans (bas latin "castlanus"), les habitants ou défenseurs des châteaux, des fortifications qui s'élèvent dans la Marche Hispanique, zone frontière carolingienne, face à la puissance d'Al-Andalus, terres musulmanes fluctuantes, de 711 (traversée du Détroit de Gibraltar) à 1492 (chute de Grenade). Le nom signifierait "Le Pays des Châteaux".

L'atlas catalan

Bibliothèque Nationale de France (BNF)

Superbe ouvrage réalisé sur parchemin, au XIVe siècle, probablement par Abraham Cresques, fécond cartographe de l'école juive de Majorque.

Carte nautique, portulan, mais aussi représentation et description du monde connu, dans sa cosmographie et sa géographie.

Le catalan et le gavatx

Le gavatx, dans les Pyrénées-Orientales, c'est le non-catalan, celui qui est de l'autre côté de la frontière du monde, dessinée anciennement par la limite de la langue. Localement, en proximité, c'est l'occitan et, par extention et contagion, le français.

• Le terme est voyageur :  "...les roussillonnais appellent gavaches leurs voisins du nord, ceux-ci, à leur tour, donnent le même nom aux habitants des pays situés au nord du leur, cela s'étend fort loin, sans qu'il se trouve jamais personne qui veuille accepter cette dénomination." (P. Mérimée).

Les nombreux immigrants occitans qui arrivaient en Catalogne aux XVIe et XVIIIe siècles, en passant les Pyrénées, étaient déjà appelés "els gavatxos".

• En Aragon, un gabacho, c'est celui qui habite de l'autre côté des montagnes (au pays des gaves, pour certains étymologistes trop intrépides...), les français.

Ailleurs, dans le domaine occitan, d'où provient initialement le mot, "gavot", c'est l'habitant de la montagne, forcément un peu rustre, ou celui qui en descend et devient, quelque part, un étranger.

Le mot, inévitablement, prend une connotation péjorative et dédaigneuse :

"Vous n'êtes que des veaux, des gavaches, et des ruffians sans adresse, sans dévotion et sans courage !".

"Quel temps de gavaches !" (Th. Gautier).

• Exportation : au Mexique, on désigne par "gavachos" ceux du nord, au-delà du Rio Grande, les yankees.

source : Chevaux & Chemins

Domaine occitan

L'aire linguistique des parlers occitans, en filigrane culturel, comprend :

  • En France :
    le tiers sud du pays; en gros, 33 départements.
  • En Italie :
    la zone des 14 vallées occitanes du Piémont, ainsi que l'étonnante enclave linguistique de Guardia Piemontese, en Calabre (fondée par des Vaudois piémontais, au XIIIe siècle). Une minuscule communauté y parle le gardiol.
  • En Espagne :
    le Val d'Aran, dans les Pyrénées catalanes, dont l'Aranais (variante du Gascon) est la langue co-officielle, à côté du Catalan et de l'Espagnol. Rare trilinguisme...

Les parlers occitans, cette imprégnation culturelle résiduelle, se distribuent en plusieurs zones locales ou dialectes.

Leur classification, toujours arbitraire, fait l'objet chez les linguistes de délicats débats, selon les multiples critères pris en considération, avec beaucoup de fluctuations sur les limites, les transitions et les généalogies. Chaque entité se décompose elle-même en de subtils sous-ensembles.

Les Pyrenées

Les feux de Pyrène.

Une des origines possibles du mot "Pyrénées" est la "Montagne du feu"...

De grands paléo-incendies sont attestés, en nombre très élevé, d'origine soit climatique soit, dans un second temps, anthropique :

• L'étude des cendres dans les sédiments fluviatiles, en vallée d'Andorre (parmi beaucoup d'autres sites), révèle que "dans cette région des Pyrénées, des feux forestiers ont eu lieu avec une haute fréquence", entre -10000 et -8000 ans.

• Les premiers indices (actuellement repérables) d'activités agro-pastorales sont identifiés vers -8000 ans sur le littoral méditerranéen et vers -7000 ans en piémont nord-Pyrénéen.

A partir de -7500 ans, les incendies sont un moyen d'aménager l'espace de la chasse et du pastoralisme. La déforestation par le feu, l'écobuage, sur d'immenses territoires amorcent l'anthropisation du couvert végétal.

Tous ces feux anciens, innombrables et immenses, sur la longue durée, sont probablement à l'origine du nom donné à la montagne.

Premier outil

Probablement le plus vieil outil trouvé sur le territoire de la commune : une hache en pierre polie. Elle a été ramassée aux Coudoumines del moli, après une forte pluie qui l'a dégagée.

Elle date du néolithique et est fabriquée dans une roche qu'on ne trouve pas sur la commune. Elle est donc importée. Son tranchant est en parfait état et son polissage très fin. Sa base, plus grossière, était conçue pour être maintenue sur un morceau de bois.

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